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Ce blog est pour les gens qui se mettent à la BD, mais qui sont perdus devant l'immensité des rayonnages. En effet, une fois refermé le dernier Donjon, XIII ou Largo Winch, que lire ?
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N'hésitez pas à laisser votre avis sur les albums dans les commentaires, à indiquer des suggestions qui concerne le blog ou les BD présentées (ou pas encore présentées !)

Bonne lecture !

Mercredi 30 novembre 2005

Coeur Tam-Tam Cœur Tam-Tam, de Berlion et Benacquista, chez Dargaud


Eugène Rabier est un vieil original qui vit de peu, à l’écart du village. Les enfants se moquent de lui, les adultes ont pitié ou le méprisent.

Rabier a longtemps vécu en Afrique, avant de revenir s’installer sur ce lopin de terre. Là-bas, il était heureux et respecté, il s’occupait d’une palmeraie. Il a même écrit un livre sur la culture des palmiers. Mais ici il n’est rien. Le maire le tanne pour qu’il vende sa parcelle de terrain, qui servirait à implanter une belle raffinerie, avec emplois et TGV à la clé.

Une nuit, quatre hommes armés entrent dans sa cabane. Rabier se moque, ils y tiennent, à leur raffinerie, dans le village ! Mais les hommes cagoulés ne goûtent pas la plaisanterie. Ils sont là pour le faire parler de palmiers. Plus précisément de son bouquin, le « Précis de culture de l’Elaeis au Congo belge ».

Mais que veulent-ils ???


Tiré d’une nouvelle de Benacquista, cet album est un petit moment de bonheur, de revanche des bons sur les cons.

Benacquista est un auteur imaginatif et cynique, et mettre en image cette histoire était une bonne initiative et une réussite.

Berlion fait de magnifiques aquarelles aux teintes jaunes et beiges, rappelant évidemment la brousse. Il utilise une mise en scène rythmée et efficace qui mène tout droit à la fin de l’album sans que l’on ait eu le temps de dire ouf. Malgré une lecture un peu rapide, cet album est très agréable et gagne à être connu.


Cœur Tam-Tam
Olivier Berlion et Tonino Benacquista
Collection Long Courrier
Editions Dargaud


Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être...
- Lie-de-vin pour le dessin de Berlion (Corbeyran/Berlion, Dargaud)
- L’outremangeur pour le scénario de Benacquista (Benacquista/Ferrandez, Casterman)
- Le bar du vieux français pour l’Afrique et sa nostalgie (Stassens, Dupuis)

Par Wiz - Publié dans : Roman graphique
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Mardi 29 novembre 2005

Les zombies qui ont mangé le monde Les zombies qui ont mangé le monde, de Davis et Frissen, chez Les Humanoïdes Associés


J’avoue être une fan inconditionnelle des zombies. Le renouveau récent des films de zombies m’a plongée dans une extase cinématographique. Et bizarrement, la BD s’y est mise également. Moi je dis : bonne nouvelle, voyons ce que ça donne.

Il est difficile de faire de l’horreur en BD, car vous êtes privé de musique, de rythme et donc de suspense, les trois ingrédients (avec le sang qui gicle et la chair en décomposition) les plus importants d’un film d’horreur.

L’auteur le plus rustre se dirait alors : puisqu’il manque trois ingrédients, on va forcer sur ceux qui restent, et on tombe dans une surenchère de gore. Au cinéma aussi, d’ailleurs. Parfois ça devient marrant, mais le plus souvent c’est nul.


Bilan : c’est comme au cinéma : il y a du bon et du mauvais.


Les zombies qui ont mangé le monde, c’est du bon. D’abord parce qu’au lieu de faire de l’horreur, les auteurs ont préféré faire de l’humour. Bon, c’est un peu trash, mais franchement très drôle.


Le titre annonce la chose : c’est n’importe quoi.


Les morts sont revenus parmi les vivants, mais pour changer, ils ne cherchent pas à tout prix à s’empiffrer de chair humaine. Par contre, ils puent. Et interdiction de s’en débarrasser !

Dans un contexte pareil, le héros s’appelle Karl Neard. Il est chasseur de zombie. Son boulot consiste à débarrasser et incinérer les morts encombrants, et à fournir des morts (célèbres, en général) à des collectionneurs.


Jeunes filles, perdez espoir, ce n’est pas Brad Pitt : Karl est un adolescent boutonneux et libidineux, parfaitement ridicule avec son costume de chasseur colonial.

Il est secondé par sa frangine aussi peu dégourdie et un copain aussi con.

Les albums (deux pour le moment) sont découpés en mini histoires de 12 pages qui relatent leurs « aventures ».

Totalement répugnant, hilarant et politiquement incorrect.


Les zombies qui ont mangé le monde
Guy Davis et Jerry Frissen
Editions Les Humanoïdes Associés


Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être...
- The Goon pour les zombies rigolos (Powell, Delcourt)
- Walking dead pour les zombies méchants (Moore/Kirkman, Semic)
- Spoogue pour avoir un vrai scénario sympa (Milhiet, Delcourt)

Par Wiz - Publié dans : Fantastique
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